j&ai essaye d'y trouver mon compte, mais au final, quand j'entends son constat, qu'on a joue au restaurant, que les gens etaient trop propre, je me dis que oui peut etre on ne recherche pas les memes choses. peut etre qu'il faut que j'arrete de chercher partout ou mon interet pour la cuisine est, je le connais, il n'est pas dans la relation aux aliment, l'aspect sociale, psychologique, performatif rituel etc. c'est deja tout cela, ceci ne sont pas mes outils. je m'interesse a la cuisine comme moyen de connaissance, comme lunette sur le vivant, comme objet de fascination plus que d'amour, de plaisir plus esthetique que sensuel. j'aime le contact et la dissection de la nature, etre au plus proche de son architecture, de sa chimie et de ses tresors et ses mysteres. j'aime le dialogue que la cuisine offre entre les mains et les outils, avec la bouche et les produits. j'aime me sentir pris dans un filet fait de topographie, de climat, de culture. je suis fascine par la maniere dont la nourriture habite la litterature, ou comment les mots interragissent, integre la cuisine, l'existence langagiere, linguistique de la cuisine. qui existe au dela du four et du couteau, mais bien par le four et le couteau. je prefere aussi quand les plats sont des idees. l anourriture aussi a son lot de, a droit a son existence, sa valeur sous forme de concept, comme des petites idees dont la bonne execution permet de simplifier, clarifier le contour, de densifier la masse, ouvrir la comprehension. la tuile sol, etc. le fait que ce soit bon est simplement utilitaire, car jamais je ne jouerais avec la nourriture si on ne pouvait pas la manger apres. je pourrais admettre que quelque chose ne soit pas bon, seulement si il ne peut qu'etre pas bon, s'il il a le gout qu'il est cense avoir, que le mauvais ne vient pas d'une mauvaise execution.
entree pho vinaigre, pain blanc
soupe fond d'os a l'oignon, pain levain
tuile sol et plateau fromage fondu
soupe sacrilege, fond legumes, pain brioche
gluck-cocolate, biscuit spritz
